Evidemment, il serait tentant de présenter les CHO au regard des « bullshits jobs » qui se multiplient. Mais, passé le temps de l’observation amusée, il faut se rendre à l’évidence : les Chiefs Happiness Officers se multiplient. Et pas uniquement dans les grandes entreprises.

Zenipunchy, positionnée sur le bien-être, ne peut que trouver porteurs ces nouveaux métiers axés sur le bonheur au travail.

CHO, késaco ?

Dans la famille des sigles, le « CHO » a donc détrôné le CCO, CDO and co. Chief Happiness Officer après le Chief Communications Officer et Chief Digital Officer est l’un des jobs les plus recherchés par des salariés en quête de sens. Un métier souvent raillé ou critiqué. Etre embauché pour faciliter le bien-être des autres personnes qui travaillent dans le même univers professionnel, est, pour les patrons, RH, DRH, un pari. Celui que la performance et le bien-être boosteront l’ensemble de l’équipe. CWO : Chief Wellness officer et Feel Good managers existent également comme appellations.

Le pionnier

Est-il surprenant de constater que c’est dans la Sillicon Valley, chez Google, qu’est né le concept de CHO ? C’est un de leurs ingénieurs qui, en inventant le « jolly good fellow » a fait école. Son nom : Chade-Meng Tan. Le camarade de bonne humeur, puis « Dr Bonheur » est devenu prof de méditation (et sans doute millionnaire !).

Les CHO n’ont pas encore dix ans d’existence en France (une quinzaine, pour ce qui est des USA). Mais, sur les réseaux professionnels, tels LinkedIn, ils ne cessent d’augmenter en nombre (830 dans le réseau CHO en avril 2019).

Les missions du CHO

Le CHO pourrait, de fait, être un intermédiaire entre les services RH et les salariés pour ce qui concerne la mobilité, le télétravail, intervenir sur les outils digitaux (pour les petites structures, il n’est pas rare de voir les CHO s’occuper également du « community management »), s’assurer d’un niveau stable de convivialité,… Les CHO organisent les ateliers de créativité, les tournois de babyfoot, gèrent les demandes particulières des uns et des autres (un anniversaire à organiser ? Un apéritif pour fêter un bon résultat ? Un atelier pour brainstormer).

Quelques unes des missions du CHO :

  • Valoriser
  • Ecouter
  • Savoir faire preuve d’empathie
  • Faire du lien
  • Encourager
  • Autonomiser
  • Supporter
  • Apporter de la bonne humeur
  • Aider à la conciliation (en cas de conflits)
  • Créer un environnement de travail positif
  • Etre dans l’empowerment

 

CHO = bonheur = enthousiasme

Un salarié heureux tombant moins malade,  il s’investit avec d’autant d’enthousiasme. Et défend plus volontiers les valeurs de son entreprise. De nombreuses enquêtes soulignent les bénéfices de la présence des CHO. Elles mettent en avant ce phénomène, ou l’intègrent aux questions posées sur « les actions mises en place » pour le bien-être des salariés (Great Place To Work, par exemple).

Tout le monde peut-il être CHO ?

Pas de voie royale pour se former, postuler à une offre… ou faire valoir ses compétences et autres soft skills pour inciter sa direction à créer ce poste rien que pour vous ! De bonnes pistes de réflexions avaient été répertoriées par myhappy.job.

Nombreux sont les professionnels que vous pouvez suivre sur les réseaux, pour vous nourrir de leur pratique. Comme avec Catherine Testa, fondatrice de l’Optimisme et du Club des Chief Happiness Officer.

Vous pouvez également vous amuser à vous questionner :

  • Quelle était mon humeur en démarrant ma journée de travail ? (ou en arrivant au travail)
  • Quelle était mon humeur après une journée de travail ?
  • Si vous deviez noter votre journée de travail, sur l’indice de la bonne humeur, entre 0 et 5.

Les pistes à explorer ne manquent pas…